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PETIT HOMME

Il y a des amours illustres,
Comme ces lumières qui brûlent,
C’est pour avoir trouvé cet idéal,
Que cette pluie de larmes s’abat,

J’ai compris tes silences,
Qui envahissent ta mémoire,
Pas besoin d’un Cupidon,
Pour demander pardon,

Pas de médaille sur ton corset,
C’est pas comme la vérité,
Ces mots que l’on se cache, c’est abstrait,
Ces petits riens qui couvrent notre sévérité,

Mais si la lune est espiègle,
Si le soleil éclaire nos croyances,
C’est simplement pour nous dire,
Que l’on est né pour vivre,

Mes discours sont des monologues,
A tes chansons sans dialogue,
J’ai compris tous tes silences,
Ces mots que l’on ne se donne,

Ce jouet que l’on connaît si bien,
A grandit auprès de notre déclin,
Un poupon qui ne se laisse plus bercer,
Une lumière qui s’éteint,

Mais ce poison est si proche,
Il attend dans sa poche,
Ne sachant mentir à sa vie,
Il en oublie les « on dit »

Sa peur est faites de morsures,
Elle gâche ses soupirs manies,
Ne laissant qu’un soupçon de vie,
Pour ne pas vivre ses blessures,

Il suffirait d’une main douce et légère,
Pour qu’il comprenne ses peines,
Une main délicate sur sa tête,
Qui lui dise sa perte,

Nul ne peut aider ce poupon,
Qui ruine sa vie dans les tréfonds,
Sous une pluie d’herbe sans contrefaçon,
Car il est cet homme qui dit « sans façon ».

Illustratrice: Laure Dot Gournay