Revenir aux poèmes

TEMPS MORT

C’est dans ce silence absurde,
Sous l’écho strident de cette pendule,
Dans cet appart au crépuscule,
Que je me souviens de cette histoire,

Le premier jour j’étais ainsi,
Comme une musique en si,
Fascinée par tant d’élégance,
Conquise par sa prestance,

Il agit comme un ami,
Je le considère ainsi,
Séduisant et maléfique
Il est l’ultime

Mais si le temps s’efface
De nos mémoires canailles
Lui est à la limite
De mes pensées intimes

Quand la nuit s’embrase
Laissant le passé à l’avenir,
Il ne reste que ce mystère,
De nuit sans lumière,

Pourtant mon cœur explose,
A chaque fois qu’il compose,
Quelques notes de muscicole,
Sur cette allée de roses,

Névrose, psychose ou osmose,
Je ne crois en la fatalité,
Une cigarette qui se consume,
Une vie de femme qui s’exile,

J’accuse les hommes,
De croire que je ne suis qu’une femme,
Car ma force est si soudaine,
Qu’une arme serait incertaine

Illustrateur: Monkey